RootsTech : Jour 2!

Ce qui est génial à RootsTech, c’est qu’on pense que rien ne pourra jamais battre le jour précédent. Faux !

Tous les jours apportent leurs lots de découvertes, d’émotions, d’échanges et d’amitiés.

J’y ai beaucoup réflechi mais je ne sais pas s’il existe, au monde, un autre évenement qui procure autant d’émulation, de travail de recherche, d’empathie, de réflexion personnelle que celui-ci. Les JO peut-être. Pour les sportifs.

Mais en parlant de JO, il faut que je vous raconte l’émouvante keynote de Scott Hamilton : Racontant son parcours d’enfant adopté, ses liens trés forts avec sa famille, ses combats contre les maladies…et les échecs ( Lors d’une compétition,il a failli abandonner le sport pour être tombé 5 fois ! ) , son parcours se décrit avec humilité et tendresse. Je m’attendais à l’archétype du champion olympique, j’ai découvert une boule d’émotion.

Avant cela, il y eu un petit déjeuner fort plaisant, ouvrant de nouvelles connexions puis des rencontres avec

Howard Hochhauser (Ancestry), Tamsin Todd (Find My Past), Valerie Brown Elkins, ma traditionnelle interview des frenchies à RootsTech et plein de choses les plus extraordinaires les unes que les autres. J’en reparlerais très vite. La plus touchante fut peut-être la rencontre avec une dame originaire de Seraing, qui est fière utilisatrice de Geneanet et qui les aident sur leur stand. Elle a gardé son petit accent local : Un délice. Surtout si on aime dire « Oufti! » en Amérique !

La vie, c’est comme un escalator ( Attention, GRAAAAND moment Forrest Gump ! ) :

Soit elle vous améne vers le haut, vers de nouveaux challenges, rencontres et aventures, soit elle descend, vous rabaisse et vous pousse vers le bas.

A RootsTech, l’escalator monte….et il monte vite !

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MyHeritage dans « Science » !!

Les journaux académiques sont parfois obscurs pour les généalogistes, sauf évidemment…. si votre ancêtre était un grand scientifique !

Le Docteur Yanis Erlich de l’équipe scientifique de MyHeritage vient de publier, avec un collectif, un article mentionnant des découvertes qui feront date en ce qui concerne l’analyse des mariages et des migrations en Europe et en Amérique du Nord dans les siécles derniers et le lien avec  les gênes de longévité. Cette étude a été conduite avec Columbia University, NY Genome Center, le MIT et Harvard. ( Vous pouvez dire « WOW! »)

Croyez-moi, être publié dans Science est une trés trés grande et bonne nouvelle!

Découvrez leurs travaux (en résumé) dans la vidéo ci-dessous :

https://blog.myheritage.com/2018/03/myheritage-science-teams-research-featured-in-the-prestigious-journal-science/

Bravo MyHeritage!

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RootsTech : Premier (Vrai) Jour !

Un ouragan d’émotions que cette première vraie journée de RootsTech !

( Hier comptant comme jour d’Innovation Alley)

Tout d’abord, la session de Keynote avec Brandon Stanton qui captive l’assemblée avec son parcours et l’histoire de son projet Humans of New York! Son humilité, sa façon de voir les choses sont passionnantes et très intéressantes. J’ai la chance de le rencontrer par la suite et cette rencontre fera l’objet d’un article en soi. C’est une rencontre que je ne risque pas d’oublier de sitôt !

Ouverture de l’Expo Hall : La foule se précipite vers les stands et nous vers nos différents plannings. Les ambassadeurs des Etats ont un agenda, un code et une façon de travailler bien particulière. Pour les ambassadeurs RootsTech, c’est pareil!

suivi d’une interview avec Ancestry DNA et une autre avec Aaron Godfrey de MyHeritage. Car LA grande annonce du jour, c’est la création de DNA QUEST, un projet bénévole de MyHeritage qui va offrir pour 1 millions de dollars de kit ADN aux enfants adoptés en recherche de leurs familles biologiques. Bien sur, ceci ne peut se faire qu’avec l’aval des autorités concernées et la participation d’un board meeting spécialisé dans l’adoption ( dont font notamment partie CeCe Moore et Blaine Bettinger) et concernera dans un premier temps les USA.

Une réunion sur le temps de midi (top secrete ah ah!) et me voilà déjà repartie. J’ai bien du faire quatre fois la distance entre la salle 355 et la grande salle reservée au Keynote. Il y a des moments où je regrette vraiment de ne pas avoir acheté de FitBit avant de venir à Salt Lake ! Une rencontre  avec Rhonda Lauritzen et une autre rencontre et il est déjà temps que je parte explorer le salon. Ici,des entreprises du monde entier viennnent présenter leurs services. Et elles viennent de partout, la preuve ? trois entreprises chinoises sont présentes mais on compte aussi des Allemands, des suédois, des australiens, des canadiens etc….

Un tour au salon suffit pour rendre compte que le mot de l’année, une fois encore, c’est DNA, DNA, DNA ! L’ADN est partout ( c’est un peu logique,me direz vous)

Déjà 16h30 et la conférence de Dan Earl sur la préservation et la conservation des donnée généalogiques. Supports (matériél, virtuel…), conditions de conservation. Bon, pas sure que les 10 miles minimum de distance entre deux sauvegardes d’un meme document soit applicable systématiquement en Europe mais l’idée est là, et elle n’est pas bête!

L’évenement d’ouverture sur le thème des années 40’s avec un orchestre et l’impressionnante équipe de danse de salon pour cloturer la journée, non sans le traditionnel repas des francophones organisé par notre cher Jean-Luc Magre (FamilySearch) qui veille d’ailleurs sur la petite communauté francophone avec des attentions de tout les instants.

Une formidable journée qui s’achève donc. RootsTech, c’est que du bonheur!

RootsTech : Day (presque) 1 !

Et déjà plein d’images en tête !

Tout d’abord,une foule impressionnante. Les couloirs remplis de personnes faisant la file pour rentrer dans les salles de conférences, en collision avec les personnes qui en sortent. Ca fait un joyeux mélange. La foule étonne, surprend et fait sourire. C’est quand même top de voir tous ces gens réunis pour l’amour des ancêtres.

Le choix était super difficile à faire : alors j’ai tiré à la courte paille ! Et c’est Lara Diamond qui a remporté le tirage ! Je me suis donc dirigée vers cette première conférence sur l’utilisation de l’endogamie ( Pas l’endogamie dans le sens où l’entend généralement mais l’endogamie « toutes les lignes s’entremelent à partir d’un certain point) , endogamie qui est fort présente dans les populations juives de l’est de l’Europe. Partant des chouettes exemples de ses matches ADN, Lara nous explique comment elle a pu redonner à chaque sa relation dans l’arbre familial, comment elle a pu retrouver des relations biologiques entre certains membres, comment elle a pu détecter un lien de parenté en utilisant les ressources de généalogie génétique mais aussi la logique et la preuve négative. Ses slides étaient un pur bonheur! ( Lara, tes slides sont géniales!) . J’en suis sortie avec la conviction qu’il y a vraiment énormément à faire avec la généalogie génétique.

 

La deuxième conférence porte sur les traductions et les transcriptions en Généalogie. Elle est donnée par Thomas MacEntee, dont ce fut le métier pendant des années avant de devenir une référence incontournable du monde généalogique. Il  passe en revue les différentes possiblités de traductions, Google Translate entre autres, l’appel à des bénévoles sans négliger l’appel à des professionnels, et de transcriptions . Le pourquoi retranscrire des archives est également évoqué, ce qui est crucial comme question. Pour nous, la réponse va sembler évidente, mais elle ne l’est pas forcément pour le commun des mortels. Tout comme l’importance de retranscrire les erreurs ou de laisser un « blanc » ou un « ? » dans les mots qui manquent à la transcription. Basique? Super important à rappeler, surtout.  L’importance de respecter la ligne aussi. Le tout avec des exemples de logiciels ad hoc.  Très intéressant d’en apprendre plus sur des outils qu’on connait parfois peu à force d’utiliser toujours les mêmes; Thomas souligne l’importance de vivre une langue, de ne pas se baser uniquement sur les logiciels et de ne pas se reposer uniquement sur l’informatique.

Une mini pause-midi avec le grand plaisir d’interviewer Lisa Louise Cooke de GenealogyGems et vient déjà la deuxième partie de journée.

Je ne voulais pas manquer la conférence de Bernice Bennett sur l’implication émotionnelle des test ADN. C’est un sujet fort sensible et la manière d’appréhender les choses est à la fois fort simple et fort compliquée. Respect sans forcer. Comprendre et vouloir comprendre. Accepter les différences, les refus, les limites des tests aussi ou le simple fait d’apprendre qu’un parent biologique est déjà décédé et qu’on ne le connaitra pas.  Bernice fait participer la salle et les témoignages émouvants se succédent les uns après les autres. Les yeux ne restent pas sec très longtemps !

Ils n’ont d’ailleurs pas le temps de sécher que Jennifer Holik, américaine mariée à un reconstituteur néerlandais ( Ca ne s’invente pas ! ) passe en revue les différentes maniéres de retrouver la trace d’un soldat de la Seconde Guerre Mondiale, son service, son parcours selon qu’il aie été dans la Marine, Dans l’aviation, dans l’infanterie etc. Jennifer insiste sur le fait que ces parcours pourront être retrouvés de façon similaire pour les soldats de la Première Guerre et de la Guerre de Corée. Après avoir fait l’inventaire des ressources, d’où les trouver et de ce qu’elles contiennent, Jennifer nous fait une lecture d’une lettre de soldat, sur le point de mourir, qui est absolument déchirante. C’est là que je me souviens qu’elle avait prévenu qu’il fallait prévoir des mouchoirs ( j’en avais, ouf ! ). Wow!

L’ouverture officielle du salon a lieu à 4h30 dans la grande salle des Keynote. A un moment,on se demande si tout le monde réussira à rentrer tant l’affluence est grande mais ouf ! Tout est calculé au millimètre près et tout le monde trouve un siège dans cette énorme salle qui peut contenir 10.000 personnes;

10.000 . Vous avez bien lu !

Steve Rockwood, le Président et CEO de FamilySearch nous accueille, après une intro tout en humour de Jason Hewett, Maître de cérémonie des KeyNote nous livre un discours dont il a, seul, le secret.

Celui-ci est vibrant en ceci qu’il fait ressortir en nous l’envie de connecter nos ancêtres au monde, de connecter nos ancêtres entre nous et par là, de se connecter nous-même à un sens d’appartenance. Je suis peut-être bon public pour ce genre de discous mais wow, c’est vraiment très inspirant et surtout, ca donne de la force et de l’énergie !

Le partage en public d’une enquête sur l’avenir de la généalogie, vient le temps  des discussions intéressantes de panels sur ces différentes parties de l’avenir de la généalogie ( la conservation des archives, la vie privée, les recherches de généalogie génétiques)  avec notamment, Judy Russell qui prévient des dangers de la nouvelle loi concernant la vie privée ( GDPR, qui sera d’application en mai) , et des dérives du droit à l’oubli.

La journée aurait pu s’arreter là mais non ! Un cortège s’ébroue joyeusement vers l’Expo Hall, pour l’inaugurer en beauté et permettre aux visiteurs d’avoir un aperçu des stands qu’ils pourront découvrir plus longuement pendant tout le salon. Famicity est là, Geneanet et Heredis aussi. On inaugure le media hub avec des interventions de Steve Rockwood et de Living DNA. Le temps de faire un petit tour dans les stands et également d’apprendre que c’est DNA Painter qui a remporté le prix d’Innovation génétique ( ce qui remplaçait un peu l’Innovation Showdown) et voilà déjà le Salt Lake Palace qui s’endort pour la nuit.

Une journée bien chargée mais qui donne la pêche et l’envie de faire encore plus de généalogie !

C’est ca, RootsTech !

(Les photos dés que possible techniquement,mais il y a plein sur Twitter 😉 )

RootsTech is a great place to learn more about family history.(crédit photo : FamilySearch )

Une impressionnante file !

Une nouvelle journée passionnante à la Bibliothèque, un passage pour l’enregistrement à RootsTech ( Si vous avez vu les images, une estimation de 30.000 personnes qui s’inscrivent dans un ordre et un calme impressionnant, avec bonne humeur, en papotant généalogie, ADN, Ancêtres…

Il y a des jeunes, des vieux, des personnes avec un rollators, des bébés qui courent partout, des gens de tout age et de (presque) toute origines. Le tout aligné dans un serpentin qui fait bien un ou deux km de long. A l’heure la plus bouillonnante, les participants devaient attendre deux heures pour être enregistrés !  La généalogie suscite un engouement sans pareil aux USA et nous sommes nombreux à espérer que cette vague « fasse des petits » en Europe

Le staff de RootsTech toujours aussi professionnel et sympathique est là,  qui orchestre tout ce petit monde sans sourciller, aiguillant les uns et les autres, donnant des renseignements, des conseils, s’occupant des personnes qui ne savent tenir debout si longtemps dans une file et les orientant vers la file des moins valides. Aucune bousculade, aucune rouspétance et une discipline bon enfant qui fait plaisir à voir !

C’est un vrai modèle d’organisation que ce salon qui va rassembler des milliers de personnes

Vient le soir et le diner Media. Réel moment clé du salon,c’est l’occasion pour les organisateurs réunis autour de Steve Rockwood, le CEO de FamilySearch et des responsables du show Relative Race, une émission qui met des équipes sur la piste de leurs ancêtres avec des énigmes et surtout plein d’émotions à la clé !

Moment aussi pour tester l’app RootsTech et l’option de l’app FamilySearch qui permet de voir à tout moment qui est cousin avec vous et présent au salon !

Un agréable moment avant de prendre des forces pour un début de RootsTech en fanfare !

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Et vive la bibliothèque!

C’est mon deuxième jour à Salt Lake mais mon premier vrai jour, vu mon arrivée hier dans l’après-midi et l’ajustement à l’heure locale.

Le temps d’un petit déjeuner bien mérité et j’arrive à la bibliothèque de généalogie de l’Eglise des Saints des Derniers Jours : LE lieu dont rêvent tous les généalogistes. C’est vrai qu’elle est impressionnante cette bibliothèque avec ses différents étages (un pour les recherches internationales, un pour les recherches britanniques et Commonwealth, un pour les microfilms américains, un autre pour la bibliothèque américaine…) sans oublier son centre de découverte d’histoires des familles au rez-de-chaussée qui vous permet de vous connecter avec une tablette, prétée pour l’occasion à différents postes éclairant votre histoire de famille sous un autre angle.

C’est une expérience inaugurée l’an passée pour RootsTech 2017 et super chouette à faire !

Aux étages, des dizaines d’ordinateurs et tout autant de bénévoles qui s’activent pour orienter ou aider les personnes qui en ont besoin et les nombreux visiteurs d’un jour qui viennent par curiosité, voir ce que les membres de l’Eglise ont comme informations sur leurs ancêtres. L’endroit a beau être super impressionnant car totalement dédié à la généalogie, toutes les références n’y sont pas stockées. Beaucoup de microfilms sont dans le grand coffre de la Montagne de Granit, en sécurité et disponible à la commande plusieurs jours à l’avance.

Une demi journée dans les microfilms d’un étage, une autre dans les microfilms d’un autre étage. Dingue comme cela passe vite quand on s’amuse et que l’on trouve des choses intéressantes pour les recherches en cours ! Heureusement, un resto avec les généalogistes britanniques me redonne le moral !

J’y reviens demain mais la journée risque d’être, de nouveau, absolument trop courte !

 

 

 

 

 

 

 

 

(photos de l’an passé, je dois encore uploader celles de cette année mais je ferais une màj 😉 )

Bienvenue à Salt Lake City !

Enfin, j’y suis !

Après un an d’attente, je suis de retour à Salt Lake pour RootsTech, l’événement généalogique mondial alliant nouvelles technologies et valorisation de l’histoire de nos ancêtres ! Certains participants sont déja arrivés. La plupart pour profiter, comme moi, de la bibliothèque de généalogie, d’autres doivent encore nous rejoindre. Une team française sera, elle aussi, au rendez-vous et pour le quota bien particulier des anglo-belges, votre humble servante 😉

Un premier vol vers Amsterdam, une connection un peu cahotique ( trop de monde pour le temps imparti au changement ) et un second vol vers l’ Utah sans trop d’encombres. Merci Delta !

Lors de la préparation de ce voyage, mais aussi à l’aéroport, j’ai repensé à l’épopée de celles et ceux qui sont partis pour le nouveau monde, sans rien dans les poches ou quasi pour plusieurs semaines de bateau sans même savoir si ils arriveraient à bon port ou si ils seraient acceptés dans leur nouveau pays. J’ai aussi pensé au musée de la Red Star Line à Anvers. à Ellis Island et à l’espoir que suscitait ce changement radical de vie. Les files d’aéroport d’aujourd’hui, leurs sembleraient fort dérisoires !

L’histoire est faite d’incessantes migrations et c’est un élément à prendre en compte  quand vous faites vos recherches. Une grande partie de mon travail me ramene souvent aux dossiers de la Police des Etrangers instaurée au milieu de 19e siècle en Belgique.

Mais ils ont eu le courage de tenir bon, tout en sachant qu’ils ne reverraient probablement pas la terre qui les a vu naître ce qui témoigne d’un certain cran.

En montant dans l’avion avec une petite appréhension ( je DETESTE toujours autant prendre l’avion ) mais aussi tout le confort disponible , je ne peux que leur rendre hommage.

Une bonne nuit de sommeil m’attend !

( à l’heure où je vous écris, il est 4 heures du matin en Europe mais seulement 20heures ici).

Hâte d’aller travailler à la bibliothèque demain !

Dans les coulisses de RootsTech !

Une vraie ruche. L’émulation d’une année de préparation. Des centaines de conférences, d’ateliers, de labos. Des invités et plusieurs dizaines de milliers de participants.

La Folie RootsTech ! Chaque année, des généalogistes convergent du monde entier pour participer à ce grand « Disneyland de la généalogie » ( Des mots même de FamilySearch, les organisateurs de cette grand messe)

RootsTech, c’est aussi : 50.000 personnes qui assistent à distance. 25.000 sur place ( J’avais vu passer d’autres chiffres plus haut)

Une organisation extraordinaire que je vais vous faire partager en ma qualité d’ambassadrice du salon.

N’hésitez pas si vous avez des questions à poser aux acteurs majeurs de la généalogie !

Je suis aussi votre envoyée et à votre service pour vous tenir au courant de ce qui se passe à RootsTech et dans le monde généalogique !

Je vous laisse,je dois finir ma valise ( Pour l’instant,il y a mes dossiers dedans…et c’est à peu près tout 🙂 )

( ci-dessous, le communiqué de @FamilySearch )

« SALT LAKE CITY, UTAH, (23 February, 2018), A beehive-buzz of excitement and anticipation grows the deeper you move into the crowds of RootsTech, a trending international conference held in Utah with up to 30,000 in-person attendees and another 50,000 online. It is hands-down, the largest family history-related event in the world. Very impressive for a nonprofit organization. (RootsTech is hosted by FamilySearch, an international nonprofit subsidiary of The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints).

It’s come a long way from its humble roots as a computer genealogy conference in 1998 on the campus of Brigham Young University with 400 attendees. Today, the world-class conference extends over 4 days and encompasses the entire convention center in downtown Salt Lake City. Every corridor of the facility, including the expansive expo hall, are crammed with congenial crowds examining the latest family history-related products, larger-than-life photos towering overhead, or using the show’s robust mobile app to check the current status of their daily class schedules or to download electronic copies of a few of the over 300 syllabi for the sessions they will attend.

“The atmosphere is electric and vibrant,” expressed Tara Bergeson, program director for RootsTech. “From inspiring speakers to the displays, products, and entertainment, the whole event is amazing!” There is a lot of attention paid to details Bergeson says. She says some attendees have described the energy and ambiance of the show as a hybrid of the Consumer Electronic Show and Disneyland for the family history market.

DNA research is soaring in popularity with the low cost and variety of testing kits and growing online family trees. Large commercial corporations like Ancestry.comMyHeritagefindmypast.com23andMe, and Living DNA are sponsors of the event and all offer DNA services. RootsTech aficionados are accustomed to flocking to these companies’ exhibits to snag deep discounts on their DNA kits. They literally line up to purchase them—in some cases, multiple sets for family, friends, or as gifts—before inventory on hand is depleted.

RootsTech is a far cry from the bookish library setting that some might expect of a genealogy and family history crowd. The satellite truck parked behind the convention center, 150-foot main stage, and a 70-foot, high-definition TV screen looming overhead are all additional clues that there is more to this event than meets the eye. In just a few years, RootsTech has arrived, drawing top keynote speakers—the Property Brothers, Drew and Jonathan Scott, Star Trek’s Lavar Burton, First Lady Laura Bush, and Dr. Henry Louis Gates, to name a few.

The show usually draws 25,000 + attendees in person and more than 50,000 will view the keynotes and the selection of free sessions streamed daily online. And attendees range in age from children to grandparents, depending on the day and event. Saturday is Family Discovery Day—a free day for families or younger attendees who typically can’t peel away from school during the week to attend. The numbers double with up to 20,000 more attendees.

When you’re on the ground and caught up in the revel of it all, it makes one wonder, who comes up with the ideas for the show itself and how do they make it happen?

Glad you asked.

What Does It Take to Launch RootsTech Year After Year?

Pas possible d’assister à RootsTech ?

Pas de problèmes ! Il vous sera possible de suivre certaines sessions en streaming ici !

Attention, il faudra vous caler à l’horaire de Salt Lake City 🙂

Une très bonne nouvelle pour celles et ceux qui rêvent de participer à cet événement mondial sans pouvoir en être physiquement et pour celles/ceux qui sont sur les réseaux sociaux, le #notatRootsTech est fait pour eux/elles !

Des générations de Gilles !

Le plus vieux carnaval de Belgique, et le plus important vient de s’achever

La tradition des Gilles de Binche remonterait à une Joyeuse Entrée offerte à Charles V en 1549 par les habitants de Binche, mais c’est au courant du 19e siècle que le carnaval a pris l’ampleur qu’on lui connait actuellement.

Surtout depuis que le carnaval a été reconnu Patrimoine Immatériel de l’UNESCO en 2003.

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( (c) Office de Tourisme de Binche)

Le Monde Illustré l’écrit en 1899 :   » Durant toute l’année, le Gille économise de quoi payer son costume et son chapeau qui coutent fort cher. Il y a deux cent Gilles de par la ville. Le matin, dés l’aube, le tambour a battu le réveil par les rues et toute la maisonnée s’est secouée. Il s’agit d’ habiller le Gille. Celui-ci met sa culotte à jambes droites ornées de petits lions belges découpés sur fond jaune, et il passe sa veste grise. Alors c’est le tassage de la paille dans ses bosses, devant et derrière, à coup de poings par le « rembourreur » professionnel qui s’il n’avait d’autre métier, ne travaillerait qu’une fois par an. Le Gille a des petits sabots à grelots, une ceinture remplie de sonnettes, un gros grelot pendu au cou, dés qu’il entends , le voilà parti, gambadant, infatigable, sautillant,tintinabulant, grisé de bruit et de plaisir. Il va danser et sautiller toute la journée. »

Danser et sautiller, c’est exactement ce que faisait Jules Rochez et ses sept fils, vers 1910 quand ils « faisaient » le Gilles. On retrouve les fils de Mr Rochez dans les registres d’Etat-Civil de la Ville de Binche. Des filles aussi, mais leurs rôles sera d’aider les Gilles à se préparer et à défiler.

 

 

 

 

 

( Jules Rochez et ses fils-ca. 1910)

En 2018, il y a environ un millier de Gilles, répartis en différentes sociétés ( dont la plus ancienne, « Les Récalcitrants » fut créée en 1899 ) , souvent par affinités sociologiques.) qui se préparent l’année durant pour ces trois jours gras.

Et cette belle tradition qui est transmise de génération en génération par exemple comme dans la famille Ancion où , suit fidélement les pas de son grand-père en endossant son costume de Gilles chaque année. Ses costumes, plus exactement, car les Gilles sortent en costume de fantaisie le dimanche, en costume le lundi gras et en grand costume, agrémenté de l’apertintaille ( la ceinture à grelots ) et du célèbre chapeau en plumes d’autruche si le temps le permet. Ce qui fut le cas cette année, chouette !

 

https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_le-carnaval-de-binche-une-tradition-immuable-la-preuve-en-archives?id=9206132

 

Pour bien comprendre le carnaval, il faut non seulement l’étudier, le costume, le moment où il est porté, la « société » particulière à laquelle le Gille appartient a son importance dans la compréhension du rituel mais il faut venir sur place : voir, entendre, sentir et appréhender les jours gras avec tout ses sens.

Et faire honneur à un folklore plusieurs fois centenaires !

Vous etes de Binche ? Vous etes issu de plusieurs générations de Gilles ? Ecrivez-moi !

ps : Mes plus vifs remerciements à Monsieur Ansion, secrétaire de la Société des Récalcitrants pour ses précieuses informations et sa disponibilité lors du temps le plus chargé de l’année pour lui 🙂