Tout frais,tout beau….et dans vos librairies!

Le guide de généalogie en Belgique est sorti ! Fière maman du bébé, celui ci vous donnera des pistes méthodologiques et des informations pour bien démarrer votre recherche!

Sorti aux Editions Jourdan et disponible dans toutes les bonnes librairies ( Notamment ici, ici, ici et ici !)

Egalement disponible pour l’International via ce site bien connu!

Joyeux anniversaire la STIB!

C’est le 20 septembre1976 que le premier métro bruxellois fut inauguré, j’allais avoir un an!

Pour cette double célébration, Il parait que nous avons été voir en famille  cette grosse rame orange rentrer et sortir de la station flambant neuve qui n’était pas très loin de la maison.

J’ai beau avoir une très bonne mémoire, j’avoue que je n’en ai pas gardé un souvenir précis !

Plus tard, mon papa m’emmenait en métro à son travail, Je trouvais que les couleurs oranges de la station De Brouckere allaient très bien avec la couleur des rames, et celle de l’emballage de chocolat que je ne manquais pas de recevoir à chaque trajet. Parfum d’enfance !

Par la suite, je me suis toujours interessée à l’histoire des transports publics au point d’en faire un sujet de travail académique ( La généalogie ne passait pas encore très bien dans ces cénacles à l’époque, HEUREUSEMENT ca change!)

Je me suis donc penchée sur l’histoire de la société des transports bruxellois depuis sa création sous sa forme actuelle qui date de 1954, soit quelques années avant la fameuse expo universelle de Bruxelles de 1958 pour lequel un plan d’envergure avait été décidé, alor que des études sur la faisabilité d’un métro bruxellois avaient été pensé depuis la fin du 19e siècle!, et appliqué jusqu’au passage de la société sous tutelle régionale en 1994. J’ai pu donc consulter les archives et notamment celles relatives au projet de métro dans la capitale.  La société faisant place au plein emploi des trentes glorieuses avait appelé des travailleurs venu principalement des pays du mahgreb et des pays du sud de l’europe (Italie, Espagne, Portugal) pour venir renforcer le personnel. ces ouvriers allaient devenir les pionniers du métro bruxellois.

Bon nombre d’archives de la police des Etrangers conservent la trace de l’arrivée de ces travailleurs en Belgique et leurs premiers pas à la STIB. La mise en place et le fonctionnement du réseau ne se fit d’ailleurs pas sans heurts, il fallu démanteler une partie du réseau tram, faire avec les contingences géologiques de la ville, les différentes institutions et niveaux de pouvoir. Ce ne fut pas une mince affaire…

Aujourd’hui, le métro est devenu un moyen incontournable de transport dans la ville,  de Delacroix pour aller aux archives de l’Etat à d’Anderlecht à Gare Centrale pour me rendre à la Bibliothèque Royale, je l’emprunte très souvent et en parle toujours avec affection ! Bon anniversaire, Métro !

Metro-le 30 septembre 1976
Metro-le 20 septembre 1976

 

 

Saint Gilles a 800 ans !

Et j’ai beau y avoir vécu un centième de cette période, j’y garde de merveilleux souvenirs. Plus encore, c’est le lieu de naissance de ma grand-mere côté belge, née à deux pas du lieu dit la Barrière ! Sa mère venait de Flandre, son papa du Hainaut mais c’est à Saint Gilles qu’ils s’installèrent au tournant du siècle. Ma grand-mère s’installera plus tard à Forest, d’où était originaire mon grand-père. Presque cent ans plus tard, je ferais le même parcours, mais à chaque fois, plus haut dans les deux communes.

La commune des « Kuulkappers » (les coupeurs de chou) était un village, annexe de bruxelles où les maraichers et les artisans foisonnaient pour laisser plus tard la place aux ouvriers de l’industriel 19e siècle puis aux commerces et aux industries de service sans oublier les artistes, présents notamment grâce au voisinage de l’Institut d’art Saint Luc!

C’est aussi la commune jouxtant la Porte de Hal ,la commune de la Gare du midi ( « Zuidstation » pour les intimes, qui est presque toujours le point de départ de mes voyages généalogiques) , des bars tendance du parvis Saint Gilles, la fameuse Barrière qui symbolisait la route vers Waterloo et les taxes que les marchands se devaient de régler pour y passer, de la superbe piscine art déco de la rue de la perche, laMaison Horta, la monstrueuse prison où furent enfermées Edith Cavell et ma grand tante résistante durant la deuxième guerre, et du célèbre club de foot de l’Union dont les supporters n’ont pas encore fini de célébrer la victoire de la coupe de Belgique en 1904.

C’est une commune densément peuplée, riche en histoire, et j’y retrouve souvent les ancêtres de mes clients avec des histoires les plus interessantes les unes que les autres. J’en profite donc pour saluer l’archiviste de la commune qui a appris à me connaitre !

Si vous avez, ou si vous pensez avoir, des ancêtres ayant vécu à Saint Gilles, je serais ravie de vous aider à les retrouver. Il suffit de m’envoyer un petit message ! 🙂

 

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La Porteuse d’Eau, statue de la Barrière de Saint Gilles, symbole de son anniversaire.

The 2015 Ommegang

In 1549 , Charles V, presented his son to the joyous AND boisterous people of Brussels. Philip II made his « Joyeuse Entrée » in the city. This ceremony had a double goal : For the new leader to present himself and for the people of Brussels, and most notably the high classes, to recognize the new sovereign power in other words to promise they will obey and remain calm 😉

In rememberance of this major event for the city, the public is invited to witness a reenactment of the event. Horses, flag throwers, jugglers and most importantly, a cortege of descendants of the nine »nations » of the city make their way to the Grand Place, enlightened by a light and sound show.  The cortege first leaves the Royal Park where free events are organised for the Grand Place where paying guests can witness a magnificient show!

This year’s Ommegang will take place tonight and on the 2d of July in a new car-freed center of Brussels. Just like each year, there are special guests invited to explain the whole story  and do a bit of a  « who’s who  » for the audience (This year Brussels-based writer Eric-Emmanuel Schmitt, Humorist Bert Kruismans and singer Jo Lemaire)

(c) Emmanuel Bosteels (c) Frederic Andrieu.

Besides those animations in the Park and on the Grand Place, there are cooking events organised with famous belgian chefs, visits of the Coudenberg old palace ruins in the context of the Carolus V festival, a balloon christening and much much more for the whole family so be sure not to miss this event if you’re in town! It’s definitively worth seeing! All infos are to be found on http://www.ommegang.be and if you have Brussels ancestors be sure to get in touch so that we can talk about it!

(c) Emmanuel Bosteels (c) Frederic Andrieu.

 

 

Un candidat premier ministre britannique aux connections belges

Dans un scrutin britannique où les relations à l’Union Européenne ont occupé le centre des débats, un candidat Premier Ministre entretient une relation privilégiée avec la Belgique et une de celles qui dépasse le cadre de la politique internationale.

La famille du candidat du Labour Party, Ed Miliband, a en effet des liens forts avec notre pays. Son père, Ralph, est né en 1924 à Etterbeek sous le prénom d’Adolphe Miliband. Plus tard, il changera son prénom pour se distancier du leader nazi Adolf Hitler.

Ses parents étaient Samuel Miliband et Renée (Rywka) Szteinlauf, tous deux de Varsovie, en Pologne.

Comme des centaines d’autres ressortissants des pays de l’Est dans la premiere moitié du 20 siècle, Samuel et Rywka avaient quittés, séparément, leur pays fuyant la pauvreté et la montée de l’antisémitisme pour venir à Bruxelles, trouver une nouvelle vie. Ils se marièrent à Bruxelles le 9 Juin 1923 et le petit Ralph vint faire d’eux une famille un an plus tard, dans la commune qui accueille actuellement les institutions européennes.

Au moment du mariage, ils vivaient tous deux  Rue des Palais, 249 mais étaient officiellement encore domiciliés à Varsovie. Juste avant le mariage,  Samuel résidait rue Vondel à Schaerbeek.Rywka, elle, habitait le Treurenberg en plein centre ville non loin du parc royal.  Le témoin au mariage fut Noart Auslender cousin (du coté maternel) du marié et un ami, Jacques Millman.  Les registres de population de la Ville de Bruxelles montrent la famille dans les années 20 déménager trois fois en mois d’un an dont une délocalisation dans les Marolles, quartier populaire de Bruxelles. Samuel travaillant comme maroquinier et Rywka comme couturière.  La jeune famille n’en oublia pas pour autant ses racines polonaises. Wolf, un jeune frère de Samuel vint habiter avec la famille en 1923. Un autre frère de cette grande famille, Mayer, vint également habiter à Bruxelles après 1919. Les archives le décrivent comme travailleur, de bonnes moeurs et sans histoires et habitant Rue de Leglentier chez une logeuse, également dans les Marolles non loin de l’endroit où sont conservées les archives de la Ville de Bruxelles, trésors de notre patrimoine. Pendant la guerre, la grand-mère d’Ed Miliband et d’autres membres de la famille resteront cachés en Wallonie comptant sur la solidarité des habitants et de la Résistance.

La maison des Marolles qui fut en son temps un domicile pour la famille Miliband. C'est maintenant un magasin de fournitures en bois. (c) Marie Cappart
La maison des Marolles qui fut en son temps un domicile pour la famille Miliband. C’est maintenant un magasin de fournitures en bois. (c) Marie Cappart

Les votes britanniques seront serrés mais si le candidat travailliste l’emporte, il aura probablement à coeur d’inclure une visite privée sur les lieux de mémoire, autrefois résidence de ses ancêtres, dans sa première visite officielle à Bruxelles.

(c) Archives de la Ville de Bruxelles-dossier. Pol.Etr. n°106684)
(c) Archives de la Ville de Bruxelles-dossier. Pol.Etr. n°106684)

 

 

Les archives de la Ville de Bruxelles mises à l’honneur lors de la Nuit Blanche 2013

C’est la nuit. Bruxelles dort. Tout Bruxelles ? Non, dans un dépôt d’archives, des aventuriers tentent de sauver les précieux documents…
Dans le cadre de la Nuit Blanche 2013, une animation-jeu intitulée « Raiders of the Lost archives » était organisé rue des Tanneurs dans les splendides bâtiments rénovés abritant les archives de la Ville de Bruxelles.
Outre la bonne idée du concept « Nuit Blanche » d’investir le temps d’une nuit des lieux habituellement fermés depuis longtemps ou inhabituels et d’impliquer les bâtiments publics dans l’accueil de musiciens, comédiens et autres plasticiens , ce fut une excellente idée de faire passer le parcours par les archives de la ville de Bruxelles et de présenter ces archives au grand public.
Des comédiens accueillaient les visiteurs et leur proposait un parcours original à la rencontre des archives. Ce parcours permettait à monsieur et madame tout le monde d’être confronté à la fragilité des archives et à la nécessité de les conserver et de les protéger. Il confrontait également avec fun et humour les citoyens au fait que leurs souvenirs et leurs relations à la ville sont également des archives.
J’avoue être arrivée sur place avec un certain à-priori. Cette « installation » artistique n’allait-elle pas tomber à côté de la plaque ? Les organisateurs, allaient il pouvoir transmettre cet amour des archives qui nous animent tous et cette urgence de les préserver ? Si je n’en étais pas sûre en entrant, j’en suis sortie complétement convaincue ayant fait connaissance avec YENDVA3, organisation de jeux gardant en ligne de mire une vision sociale, historique et bien évidemment artistique ! Le Hall d’entrée des archives ne désemplissait pas et cela devait faire longtemps que « le bel escalier » avaient vu autant de monde à ses pieds. Accueilli par un guide plus vrai que nature qui nous invitait à une petite exposition expliquant la fragilité des archives, les visiteurs étaient invités à se joindre en équipe (encore merci à la mienne, go team !) afin de répondre aux indices et de trouver ,comme les pièces d’un puzzle mais muni d’une lampe de poche, un bout d’histoire de la ville non sans avoir échangé un souvenir lié à la ville avec une archiviste plus vraie que nature 😉 A la fin du parcours, les participants étaient invités à se filmer recréant la scène d’histoire retrouvée dans la mise en scène de leur choix (danse, théâtre, interpellation des passants…) et à poster le tout sur un réseau social bien connu. J’ai particulièrement apprécié cette initiative qui mêlait jeu à sujet sérieux, lieu académique à grand public. Cette forme devrait être soutenue et encouragée. Ce n’est pas parce que nous travaillons sur des archives quelle qu’elles soient que nous devons forcément nous ennuyer ou faire passer notre métier pour une pratique rébarbative auprès des citoyens lambdas !
Seul petit bémol à cette entreprise : le fait qu’elle fut victime de son succès, mais peut-on vraiment parler de bémol ? L e public était alors confronté à une liste d’attente assez longue ce qui en découragea certains. On peut également regretter que certaines personnes n’aient pas joué le jeu alors que la mention « interaction » était bien mise en évidence.
Les archives, elles, dormaient paisiblement dans les dépôts en attendant qu’un archiviste-prince charmant vienne les effleurer doucement, dans un jour, dans cinq mois, dans dix ans, mais elles peuvent dormir tranquille.

Le peuple de Bruxelles veille.
009Chuuuut….

http://www.archives.bruxelles.be

http://www.yendva3.com

Du Foot et Des Archives, bienvenue à l’Euro !!!

La compétition européenne de football bat son plein et c’est l’excellente occasion pour moi de vous parler de l’exposition « Goaaal » qui se tient actuellement aux Archives Générales du Royaume, rue de Ruysbroek à Bruxelles.

http://goaaal.arch.be/index.php?l=fr

 

Vous y trouverez affiches, documents et photos liées à l’histoire du football en Belgique,sans oublier le grand souvenir de la qualification des « Diables Rouges » pour les quarts de finale de la coupe du monde à Mexico en 1986 !

Certes la Belgique n’est pas qualifiée mais c’est le moment idéal pour découvrir les archives du football, souvent négligées  comme celles de tous les sports en général et les pistes que celles-ci pourraient donner  pour éclairer la vie d’un ancêtre sportif,qui sait ? Si vous vous mettez en chasse d’un aieul(e)  footballeur ou tennisman, ne négligez pas non plus les pages des journaux locaux ainsi que les annuaires et autres almanachs !

(c) Oldschoolpanini.com