Falbalas, tissus et grand-maman !

La mode est à la mode ! Qui se rend à Bruxelles ces derniers temps ne pourra pas nier que la mode est fashion ! Non seulement, la belle capitale de l’Europe a succombé à l’organisation d’une Fashion Week depuis quelques années, mettant en valeur les créateurs et étudiants du pays mais l’histoire de la mode vient également renforcer l’effet que plus que jamais, on s’intéresse au vêtement et à son histoire ! Et si l’on s’intéresse à l’histoire du vêtement, ce que sûrement, on aimerait en savoir plus sur les personnes qui se l’appropriaient, au premier rang desquels, nos ancêtres et plus particulièrement les femmes !

L’expo  » Crinolines and Cie, la bourgeoisie s’expose 1850-1890 » du Musée du costume et de la dentelle nous en apprend plus sur les attributs textiles de la classe sociale bourgeoise du 19e siècle en Belgique.  A Anvers, berçeau de l’école de mode des « Six d’Anvers », le MoMu vous en apprendra plus sur le passé textile de la,Ville, la démocratisation du vetement et l’emergence de la cité comme leader mondiale de la mode au 20e siècle.

Les défilés de nos contemporains et les expos peuvent vous sembler à mille lieux de ce que nos ancêtres pouvaient porter et pourtant, ces événements peuvent nous aider à avoir les clés de compréhension nécessaires pour étudier l’évolution du vetement, ses fonctions (Uniformes d’école , d’usine , d’institution) , son langage social et comment il était perçu par la population.

Un petit exercice à faire plus prés de nous : Reprendre des vieux magazines féminins et comparer les looks, les tendances. Faire la même chose avec vos photos d’enfance et réaliser l’évolution du vêtement depuis votre arrivée sur terre ! Choc et fou rire ( souvent ) garanti !

Perception du vêtement et achat d’ailleurs. A ce titre, les « grands magasins » , symbole du tournant du 19e-20e siècle, ont fait beaucoup pour démocratiser les achats , présenter les collections à une clientèle toujours avide de nouveautés et qui, si elles ne se pouvaient se permettre l’acquisition du vetement, pouvait au choix copier les modèles avec du tissu meilleur marché et un bon tour de main tout en louchant sur les belles vitrines et les mannequins mettant en valeur les vêtements.

Bien sûr, nos grands-mères et « arrières » étaient souvent de condition modeste et possédaient leur toilette de la semaine, pour travailler, et leur toilette du dimanche pour aller à la messe ou pour se promener, toujours en compagnie.

Je m’en voudrais de ne pas évoquer nos ancêtres tailleuses, brodeuses, couturières et autres fileuses de laine qui, elles aussi, étaient un maillon de la grande chaîne des vêtements qui souvent, se repassaient dans la famille ou le cercle élargi.

Pendant le premier conflit mondial, les vetements avaient aussi leur importance : se vetir était une nécessité, pour se couvrir, contre le froid et les maladies mais cela reflétait aussi encore plus qu’en période de paix, le statut social du porteur et encore plus, de la porteuse.

Et souvenez vous que les vetements sont également une piste pour étudier les photographies de famille que vous auriez en votre possession ! Les vetements, coiffures et autres accessoires sont autant d’elements qui pourraient vous permettre d’identifier la période à laquelle la photographie a été prise. A condition naturellement de savoir s’y prendre et de prendre en compte le fait que vos ancêtres étaient peut-être où à l’avant-garde de ce qui était à la mode, où décalés de part une situation économique défavorable ! Des ouvrages d’histoire de la mode et de la photographie peuvent vous aider à y voir clair sur « qui portait quoi et quand ».  Attention cependant, les vetements pouvaient parfois être empruntés dans les studios photos où se passaient les prises 😉

A vos albums !

Bonne Rentrée !

Histoires de Familles vous souhaite une belle rentrée 2015 !

Si dans votre histoire familiale, vous rencontrez des instituteurs/trices, n’oubliez pas de consulter, principalement aux Archives de l’Etat mais aussi dans les Evéchés, les archives de l’institution dont ils/elles dépendaient : commune, Eglise etc. , tout ceci peut vous donner des informations bien utiles sur leur date d’entrée en fonction, leur départ, les éventuels compléments d’informations liés à leur dossier ( prime, blâme…). Une recherche sur l’histoire du batiment scolaire, voire la découverte d’une illustration montrant les locaux, vous donnera aussi une idée de l’ambiance dans laquelle travaillait vos ancêtres. Le batiment existe encore ? cela donne un bon but de promenade. De même, il est intéressant de se pencher sur les « guerres scolaires »  et la place que l’institution, voire votre ancêtre, a pris dans ces forts différents politiques et philosophiques. La presse peut vous en apprendre plus sur ces moments importants de l’histoire de Belgique.

Enfin, n’oubliez pas non plus que dés que l’école a été obligatoire, vos ancêtres ont aussi été des élèves. Les informations concernant l’orientation scolaire peuvent vous donner des indications sur une future vie professionnelle, et si votre ancêtre a fait l’Université, les matricules d’inscription pourront vous aider à en apprendre plus à leur sujet. Toutes les universités du pays possédent en effet des archives qui pourront vous en dire plus sur le parcours du membre de votre famille, ainsi que sur le contexte dans lequel celui-ci, ou celle-ci, les femmes n’ont eu que timidement accès aux études supérieures à partir de X.

Des photos de classe, dés que la photographie a été répandue,peuvent également raconter une histoire, surtout depuis le temps,plutot récent, de la mixité des classes 😉

N’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus sur l’histoire de nos écoles et de celles/ceux qui l’ont fréquentées !

Belle rentrée !

Le premier amour du futur Léopold 1er

Ce soir se joue à Cardiff un match de qualification pour l’Euro 2016 entre la Belgique et le Pays de Galles.

Les Diables Rouges sont fort mais savent-ils que le premier Roi des Belges, Léopold 1er épousa une Princesse de Galles, Charlotte, en 1816 ? Et que veuf, la pauvre Charlotte mouru peu après avoir donné naissance à un enfant sans vie et sans réelle position ni attaches à la Cour d’Angleterre qu’il fut pressenti d’abord pour être Roi de Grèce et ensuite devenir le premier Souverain du nouveau Royaume de Belgique ?

(c) Brighton and Hove Museums and Art Galleries; Supplied by The Public Catalogue Foundation
(c) Brighton and Hove Museums and Art Galleries; Supplied by The Public Catalogue Foundation

75 ans après, Bruly de Pesche se souvient !

Il y a 75 ans cette semaine, les habitants de Bruly-de-Pesche sont forçés par l’armée d’évacuer les villages de l’entité. Aucune raison n’est donnée à ceci. La population est bien loin de savoir que si les villages sont ainsi vidés de leurs vies d’une manière aussi subite, c’est parce qu’Adolf Hitler a choisi la zone pour y établir un campement d’ou il peut surveiller la campagne militaire en cours. Les habitants des 28 villages sont sommés de partir au plus vite laissant bêtes et culture.  Le tyran nazi fera de cet endroit son point de chute pendant trois semaines, l’endroit situé non loin de la frontière française étant idéal de son point de vue.  car la région a également été un noeud important pour la résistance. Une pension de vacances hébergeait en réalité des enfants cachés, au nez et à la barbe de l’occupant et bon nombre de citoyens étaient mobilisés contre l’occupation nazie.

Bruly de Pesche (c) rtbf

Pour se souvenir de cette période historique importante, un nouvel espace commémoratif a été inauguré et vous permet d’en apprendre plus sur cette période et sur la vie des habitants de la région. Une page Facebook, toute nouvelle elle aussi, permet de garder cette histoire vivante (voir https://www.facebook.com/betweenoccupationandresistance?fref=ts ) et entretenir le devoir de mémoire.

Le site est ouvert à la visite tous les jours.

Plus d’infos sur  http://www.365.be/attractions/att/culture-tourisme-de-memoire-bruly-de-pesche-426-bunker-dhitler.html?lang=EN

 

Un candidat premier ministre britannique aux connections belges

Dans un scrutin britannique où les relations à l’Union Européenne ont occupé le centre des débats, un candidat Premier Ministre entretient une relation privilégiée avec la Belgique et une de celles qui dépasse le cadre de la politique internationale.

La famille du candidat du Labour Party, Ed Miliband, a en effet des liens forts avec notre pays. Son père, Ralph, est né en 1924 à Etterbeek sous le prénom d’Adolphe Miliband. Plus tard, il changera son prénom pour se distancier du leader nazi Adolf Hitler.

Ses parents étaient Samuel Miliband et Renée (Rywka) Szteinlauf, tous deux de Varsovie, en Pologne.

Comme des centaines d’autres ressortissants des pays de l’Est dans la premiere moitié du 20 siècle, Samuel et Rywka avaient quittés, séparément, leur pays fuyant la pauvreté et la montée de l’antisémitisme pour venir à Bruxelles, trouver une nouvelle vie. Ils se marièrent à Bruxelles le 9 Juin 1923 et le petit Ralph vint faire d’eux une famille un an plus tard, dans la commune qui accueille actuellement les institutions européennes.

Au moment du mariage, ils vivaient tous deux  Rue des Palais, 249 mais étaient officiellement encore domiciliés à Varsovie. Juste avant le mariage,  Samuel résidait rue Vondel à Schaerbeek.Rywka, elle, habitait le Treurenberg en plein centre ville non loin du parc royal.  Le témoin au mariage fut Noart Auslender cousin (du coté maternel) du marié et un ami, Jacques Millman.  Les registres de population de la Ville de Bruxelles montrent la famille dans les années 20 déménager trois fois en mois d’un an dont une délocalisation dans les Marolles, quartier populaire de Bruxelles. Samuel travaillant comme maroquinier et Rywka comme couturière.  La jeune famille n’en oublia pas pour autant ses racines polonaises. Wolf, un jeune frère de Samuel vint habiter avec la famille en 1923. Un autre frère de cette grande famille, Mayer, vint également habiter à Bruxelles après 1919. Les archives le décrivent comme travailleur, de bonnes moeurs et sans histoires et habitant Rue de Leglentier chez une logeuse, également dans les Marolles non loin de l’endroit où sont conservées les archives de la Ville de Bruxelles, trésors de notre patrimoine. Pendant la guerre, la grand-mère d’Ed Miliband et d’autres membres de la famille resteront cachés en Wallonie comptant sur la solidarité des habitants et de la Résistance.

La maison des Marolles qui fut en son temps un domicile pour la famille Miliband. C'est maintenant un magasin de fournitures en bois. (c) Marie Cappart
La maison des Marolles qui fut en son temps un domicile pour la famille Miliband. C’est maintenant un magasin de fournitures en bois. (c) Marie Cappart

Les votes britanniques seront serrés mais si le candidat travailliste l’emporte, il aura probablement à coeur d’inclure une visite privée sur les lieux de mémoire, autrefois résidence de ses ancêtres, dans sa première visite officielle à Bruxelles.

(c) Archives de la Ville de Bruxelles-dossier. Pol.Etr. n°106684)
(c) Archives de la Ville de Bruxelles-dossier. Pol.Etr. n°106684)

 

 

Nouvelles conditions d’accés au centre de documentation du musée de l’armée!

Les règles d’accés au centre de documentation de l’armée viennent de changer !

Alors que l’accés aux collections du centre de documentation (dont les dossiers militaires des soldats nés avant 1890) était devenu gratuit, il vous sera à nouveau demandé des frais d’inscription  ( 20 euros pour une année sans prises de vue, 30 euros pour la même période avec prises de vues ou 8 euros pour une semaine)pour pouvoir consulter le dossier de tel ou tel ancêtre, militaire de carriére ou engagé.  Bien sûr, la consultation de la base de donnée ( non exhaustive)  vous permettra de vérifier éventuellement la présence, ou non, d’un dossier au centre de documentation :

http://klm-mraiwp.bh-a.eu/fmi/iwp/cgi?-db=DossiersOfficiers&-loadframes

Un lecteur averti en vaut deux! 🙂

 

Commémorations du centenaire de la grande guerre

Le 4 aout prochain marque le début des cérémonies officielles du centenaire de la guerre 14-18 qui vit se déchirer pendant quatre ans les alliés d’un coté et les forçes allemandes de l’autre faisant des centaines de milliers de morts et des millions de civils impactés (veuves,orphelins,réfugiés…) . Le monde ne sera plus jamais le même et verra une vingtaine d’années plus tard ces pays se déchirer a nouveau.

Outre les cérémonies du 4 aout 2014 qui réuniront personnalités et représentants de la société civile pour rendre  hommage aux milliers soldats tombés pendant ce conflit mondial, de nombreuses activités seront organisées un peu partout dans le pays. Un petit passage en revue s’impose donc 😉

A Liège, tout commencera ce week end avec des animations dans les centre de la ville et l’inauguration de deux expos, l’une dans la guerre des Guillemins reprenant une présentation internationale du conflit et l’autre, « Liège  » mettant  plutôt l’accent sur les conséquences de la guerre sur la région liégeoise.

A Mons, un spectacle son et lumière reviendra rappeler la terrible bataille qui eut lieu fin aout 1914 et qui symbolise la réelle entrée en guerre des forces britanniques et ce tous les soirs jusque fin aout sur la grand place de Mons.

Tout au long du mois d’août et dans les mois qui suivront, d’autres cérémonies ou actions visant à entretenir la flamme du souvenir, parmi des dizaines d’initatives parfois plus locales mais non moins interessantes, épinglons le programme d’activité de l’association Sambre Rouge.

A Anvers, se passera un grand week-end les 3,4 et 5 Octobre et à Ploegsteert une reconstitution du match de football qui se déroula le jour de la nuit de Noel 1914.

http://www.be14-18.be

http://www.liege1914.be

http://www.2015histoires.be/mons-un-spectacle-son-et-lumiere-en-ao-t-sur-l-hotel-de-ville-_d_13145.html

http://www.commemorer 14-18.be

Des articles, des infos, des cartes et des videos sur http://www.rtbf.be/14-18

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(photo : « Liège dans la tourmente »-Musée de la vie wallonne,à voir jusqu’au 31 mai 1915 )

Commémorer 14-18

Commémorer 14-18 c’était le thème abordé lors du  lancement le lundi 4 Novembre des cérémonies du centenaire de la grande guerre en Wallonie . Commémorer 14-18 c’était l’occasion réunir pour ensemble mettre l’emphase sur l’importance de cette date-charnière des cent ans. C’était aussi se souvenir.De tous ceux qui sont tombés. De tous ceux qui ont souffert tant du côté des soldats que des civils. De leurs familles et de leurs descendants également. Madame Van Ypersele (UCL) pour le comité de pilotage des commémorations en Wallonie rappela le contexte historique dans lesquelles celles-ci se situent.  Monsieur Demotte, Ministre-Président de la Wallonie et de la Communauté Française a rappelé l’importance de ces commémorations tandis que le responsable de Wallonie Bruxelles International en rappelait l’impératif caractère international lançant un rendez-vous fin Novembre à Berlin. Pour leurs pays respectifs, les ambassadeurs du Royaume-Uni, de France et de l’Allemagne rappelèrent les liens uniques qui lient les nations,autrefois alliées ou ennemies et désormais unies au sein d’une même Europe. Les points forts des commémorations ( Liège en juillet prochain,Mons et Bruxelles en 2015…) furent également évoqués comme autant de rendez-vous du souvenir.

Un spectacle émouvant mêlant images,textes et musique évoquant le quotidien des civils et soldats des différentes formations fut le moyen idéal pour rappeler que toutes les populations,qu’elles soient alliées ou allemande,ont souffert du conflit.  Nul doute que cette belle et importante soirée restera dans les mémoires et donnera le « la » à d’autant de manifestations, au Nord et au Sud du pays. Manifestations que j’attends avec impatience vu leur pertinence et l’occasion rêvée pour la population de se pencher sur cette douloureuse partie de l’histoire d’Europe. Ce sera également l’occasion de bon nombre de rendez-vous (visites, conférences,recherches) et j’espère vous y rencontrer nombreux!

http://www.commemorer14-18.be

197-WWI 14-18 (19)

Ca déménage à Anvers !

la salle de lecture généalogique des Archives Generales du Royaume pour Anvers déménage ! En effet,exigus et peu accueillant, les locaux de la Sanderusstraat ne conviennent plus pour l’accueuil des visiteurs et surtout la sécurité et la bonne conservation des archives. Tous les microfilms seront transférés au dépôt d’archive de Beveren et les documents d’archives,qui n’y avaient pas encore été déplaçés,également. Le dépôt anversois fermera donc définitivement ses portes à la rentrée. Cela poursuit une certaine logique et vous permettra surtout de ne plus devoir faire des allers-retours entre Beveren et Anvers,sauf si naturellement vos pas vous mènent vers les magnifiques archives communales de la métropole ce que je ne puis que vous conseiller !